Mais, j’aurai beau supplier, j’aurai beau r?�volter, il n’y aura plus — Henri Barbusse, Hell

Norway Timelapse
PlayPlay

previous arrow
next arrow
Norway Timelapse
Budapest Timelapse
Iceland Timelapse
Berlin Timelapse
London Timelapse
previous arrow
next arrow

Mais, j’aurai beau supplier, j’aurai beau me r?�volter, il n’y aura plus rien pour moi?�; je ne serai, d?�sormais, ni heureux, ni malheureux. Je ne peux pas ressusciter. Je vieillirai aussi tranquille que je le suis aujourd’hui dans cette chambre o?� tant d’??tres ont laiss?� leur trace, o?� aucun ??tre n’a laiss?� la sienne.Cette chambre, on la retrouve ?� chaque pas. C’est la chambre de tout le monde. On croit qu’elle est ferm?�e, non?�: elle est ouverte aux quatre vents de l’espace. Elle est perdue au milieu des chambres semblables, comme de la lumi?�re dans le ciel, comme un jour dans les jours, comme moi partout.Moi, moi?�! Je ne vois plus maintenant que la p?�leur de ma figure, aux orbites profondes, enterr?�e dans le soir, et ma bouche pleine d’un silence qui doucement, mais s?�rement, m’?�touffe et m’an?�antit.Je me soul?�ve sur mon coude comme sur un moignon d’aile. Je voudrais qu’il m’arriv?�t quelque chose d’infini?�!

Henri Barbusse, Hell

Related Authors: Henri Barbusse | Hell

Related Topics: death, depression, ennui, hell, hope, introvert, lethargy, tedium, weariness, weltschmerz

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *